Queer[ed] Design / APA504-604 / saison 4

Cette page est dédiée à Queer[ed] Design, saison 4 (2020-21).

L’interface Queer[ed] Design permet toujours de retrouver les plateaux du cours de manière interactive.
La saison risquant d’être perturbée par les conditions liées à la pandémie de COVID-19, j’invite les étudiant.e.s à se reporter à leurs mails pour avoir les points les plus récents sur la gestion du cours.
Pour le moment, le cours est prévu en distanciel complet.

Saison 4

La saison 4 est en fait la cinquième mouture du cours.
🚒 Sa forme et sa conception seront adaptées aux conditions perturbées d’enseignement. Notamment, je n’ai pas prévu cette année de syllabus papier. Cependant, vous pouvez retrouver les anciens syllabus dessinés en suivant ces liens :

Les slides du cours peuvent être consultées pour retrouver le fil du cours et les références citées.

Je vous propose également une mini-bibliographie pour démarrer :
Un usuel : RENNES, Juliette (dir.). Encyclopédie critique du genre. Paris : La Découverte, 2016. Peut se consulter en bibliothèque.
PRECIADO, Paul [publié sous le nom de Beatriz]. 2008. Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Paris : J’ai Lu.
hooks, bell. 2017[1984]. De la marge au centre. Paris : Cambourakis.
CHOLLET, Mona. 2015. Beauté Fatale.Les nouveaux visages de l’aliénation féminine. Paris : Zones Sensibles.
BOURCIER, Sam. 2017. Homo Inc.orporated : Le triangle et la licorne qui pète. Paris : Cambourakis.

Résumé

Queer[ed] Design souhaite incarne une ambition, celle d’une rencontre entre la discipline du design et les théories queer (queer theory), qui peut autant nous amener à penser les identités non-normatives qu’à engager un geste plus global de trouble faisant plier les normes, ou investissant leurs creux. Si nous aborderons d’abord la question des processus de normalisation des corps et des existences dans lequel le design joue un rôle – discret ou criant – nous tâcherons ensuite d’envisager la portée d’une théorie du design située, capable de saisir les processus de production, la vie politique des espaces, objets et images pour en saisir les dimensions de race, de genre, de classe, de « validité », etc. Les questions de discrimination seront centrales, mais nous parlerons aussi plus largement de la façon dont nos identités sont produites, mises au travail, et peuvent constituer une valeur mise ou remise en circulation par des projets de design.
En utilisant notamment le concept de dispositif, je poserai le cadre de cours comme celui d’un apprentissage en acte(s), enrichi par les échanges et la conversation. Nous parlerons ainsi autant des vécus minoritaires (LGBTQI+1, et/ou POC2 notamment) que de l’investissement critique et pragmatique du terme « queer », pour penser, créer et vivre.
1 LGBTQI+ = Lesbiennes, Gays, Bi/e/s, Trans, Queer, Intersex, et. al.
2 POC = acronyme américain désignant les personnes racisées, dites en anglais « People of Color ».